samedi 5 décembre 2009

Avant le petit prince : Texte de Michel H.

Tous les élèves ont dû imaginer des textes autour de la scène, dans Wanted Petula, entre le petit prince et le personnage de Bouli Miro. Dans un premier temps, il s'agissait d'imaginer un "avant" jusqu'au début du dialogue qui commence par "Dessine-moi un mouton"...
J'ai retenu une dizaine de textes. Les élèves devront en choisir deux, qui deviendront le support de leur travail en atelier théâtre. Voici le texte de Michel H.

A la station de métro, vers dix-huit heures, un vendredi ; on peut remarquer un monde fou. Beaucoup de personnes prennent le métro tous les jours (sauf le week-end ou les jours fériés) pour revenir de leur boulot. Belle invention le métro. Hein ? Il permet de voyager de l’autre coté de Paris sans trop d’effort et rapidement. Hélas pour Bouli, il ne va pas dans l'espace... Et il y a même des distributeurs de boissons, de gâteaux et de bonbons. Apparaît Bouli Miro devant ces distributeurs. Il est habillé avec des converses noires, un jean bleu, un tee-shirt blanc, et un pull rouge. L’air tracassé.


Bouli : Il y a trop de monde ici, on étouffe. J’ai déjà pris le RER pour aller à un match de foot à Saint-Denis, j’arrivai à peine à bouger. J’espère que ça ne sera pas pareil même si j’ai des doutes. Le métro arrive dans cinq minutes. Je m’ennuie à mourir ici... Je dois aller à la recherche de Petula. Réfléchissons. Où peut-elle bien être ? Elle était au trampoline avec moi. Je me suis retourné pour regarder le marchand de glace. Et au moment de lui proposer d’en acheter une, elle n’était plus là. Mais oui ! C’est ça ! Elle est dans l’espace ! C’est sûr. Elle m’avait dit quelle était championne de saut en hauteur en trampoline. Elle a dû sauter trop haut et partir dans l’espace. Cette sensation de la perdre à nouveau était atroce. Franchement je ne suis pas dans mon assiette. Ha, enfin le métro arrive.

Dans une rame de métro
Jeff : Hé Bouli, t’a toujours pas fait de chirurgie pour ton poids!
Bouli : Ha ha ! très drôle, Jeff. N’oublie pas que nous nous sommes vus lundi dernier.
Jeff : Ha ouais! C’est vrai mais la dernière fois, tu n’avais pas répondu. Alors, Petula et toi, vous allez bien?
Bouli : Moi ça va mais je suis un peu déçu de la disparition de Petula et je vais aller la chercher dans l’espace donc tu peux prévenir mes parents puisque j’ai changé de programme. Ils sont en train de faire connaissance avec leur nouveau mari ou épouse, chez papa.
Jeff : Ok mais Petula a disparu ? Depuis quand ?
Bouli : Depuis hier.
Jeff : Ton père est au courant?
Bouli : Ouais ! On se dit tout entre père et fils!
Jeff : Salut, je sors à cette station.
Bouli : Moi, aussi, attends-moi, je vais prendre quelque chose au kiosque.

En sortant du métro, Bouli se dirige vers un kiosque, accompagné de Jeff.

Bouli : Bonjour monsieur.
Vendeur : Bonjour, vous prenez ?
Bouli : Un jet pack nouvelle génération s’il vous plaît.
Vendeur : Ca sera tout ?
Bouli : Oui monsieur.
Vendeur : 1 euro 30 s’il vous plaît
Bouli : Tenez au revoir
Vendeur : Merci au revoir
En sortant du magasin, Bouli veut essayer immédiatement son jet pack.
Bouli : Voyons voir s’il marche bien...
Bouli commence alors à s’envoler dans l’espace.
Jeff court prévenir ses parents et les invités chez Daddi Rotondo.

Jeff : Daddi Rotondon, Mama binocla, Améthyste Crappp, Jo Moudugenou ! C’est urgent ! Bouli est parti dans l’espace !
Mama : Quoi ! Mon Bouli dans l’espace ?
Jo : Du calme ma chérie !
Mama : Comment veux-tu que je me calme ? Mon Bouli est dans l’espace !
Crappp : Pas besoin d’en faire tout un plat, après on aura plus faim pour le dîner que je prépare. Vous pouvez le regarder grâce au Télescope que j’ai offert à Daddi.
Daddi : T’as raison Améthyste, comme toujours. Je vous l’ai dit qu’elle m’a offert un télescope ?
Mama : Pas le temps, où il est?
Daddi : Là-bas.
Daddi montre le télescope
Jo : Bon, en attendant qu’Améthyste prépare le dîner, je vais manger un fauteuil.
Crappp : Prends le rouge, il a bon goût.
Jo : Merci Crappp

Sur la planète légume.
Bouli: Pardon, pouvez-vous me dire sur quelle planète je suis?
Oignon: Occupe-toi de tes oignons, étranger.
Alors Bouli attrape l’oignon
Bouli : Maintenant tu es à moi.
Et Bouli mange la moitié de l’oignon.
Bouli : Pas mauvais ! Bon, Petula n’est pas ici.

Bouli repart avec son jet pack pour atterrir sur la planète des loups.
Loup : J’ai une faim de loup ! Je mangerais bien un humain.
Bouli : Vous êtes sûr que vous ne voulez pas une moitié d’oignon ?
Loup : Mais non, je plaisante. Nous les loups aimons beaucoup rire.
Bouli : Ouf ! J’ai eu peur. Avez-vous vu une fille qui s’appele Pétula ?
Loup : Non, désolé. Tu peux me tutoyer.
Bouli : Ok! Peux-tu m’envoyer sur une autre planète ?
Loup : Bien sur ! Les loups ont une force hors du commun.
Bouli : Ok, merci, je ne voudrais pas être en panne de carburant.
Loup : As-tu un portable ?
Bouli : Non, pourquoi.
Le loup donne un portable à Bouli
Loup : Tiens, il y a déjà mon numéro dedans, comme ça tu pourras m’appeler en cas de pépin ou pour manger un fruit, même s’il n’a pas de pépin.
Bouli : Merci beaucoup

Le loup envoie Bouli sur la planète des vêtements.
Bouli : C’est magnifique! Il y a une piscine de vêtements.
Bouli saute dans la piscine.
Bouli: C’est la première fois que je nage dans des vêtements. Petula n’est pas là apparemment. Allons voir plus loin.
Bouli repart grâce à son jet pack. Puis il arrive sur la planète du petit Prince.

Avant le petit prince : Texte de Massinissa K.

Tous les élèves ont dû imaginer des textes autour de la scène, dans Wanted Petula, entre le petit prince et le personnage de Bouli Miro. Dans un premier temps, il s'agissait d'imaginer un "avant" jusqu'au début du dialogue qui commence par "Dessine-moi un mouton"...
J'ai retenu une dizaine de textes. Les élèves devront en choisir deux, qui deviendront le support de leur travail en atelier théâtre. Voici le texte de Massinissa K.


Dans l'appartement de Bouli

Il faut bien avouer que c'est un lieu où l'on peut beaucoup s'amuser. C'est un appartement situé au sixième étage d'un immeuble qui est calme et reposant, bien qu'on entende le bruit des voitures en ouvrant la porte-fenêtre. De cette porte-fenêtre, on peut passer à un petit balcon, d'où l'on peut voir la Tour-Eiffel, qui brille, au loin, dans les nuits les plus sombres et les immeubles d'en face. Sur ce balcon, il y a une fenêtre qui donne sur la cuisine, ce lieu où Daddy Rotondo et Améthyste Crappp préparent les repas. A l'étage, la chambre de Bouli est située à droite. C'est un lieu sombre, quand il n'y a pas de lumière, mais lorsque l'on allume les lampes, ça s'illumine. En parlant de Bouli, le voilà qui est là, dans ses pensées.

Bouli Miro: Moi, Bouli Miro, je suis le plus malchanceux du monde ; j'ai paumé ma petite copine Petula. Elle s'est évaporée à cause de sa maigreur. Eh bien, moi ça risque pas d'arriver, avec mes 101 kilos. J'ai les yeux plus gros que le ventre, je l'avoue, et c'est peut-être pour ça ; elle a du être dégoûtée par mes yeux. Je pense que si je mange trop, c'est à cause de la tristesse de voir mes parents séparés. Mais bon, mes beaux-parents, Jo Moudugenou et Améthyste Crappp, ils sont cools, ou plutôt fous, car l'un parle tout le temps de javelot, et l'autre se prend pour le vampire qu'elle jouait auparavant. Bref, là, la vie, elle tourne mal. Oh, tiens, voilà mon père qui rentre du travail. Ce soir, il est prévu qu'on aille à un concert des Beatles avec ma belle-mère Améthyste.

Daddi Rotondo : Ah, salut mon Bouli, ça va ? J'ai une bonne nouvelle pour toi, on verra ta mère, tout à l'heure, au concert des Beatles !

Bouli Miro: Quoi ! Mais aux infos ils ont dit qu'il n'y avait plus de places ! Comment elle a fait ?

Daddi Rotondo: Ben, elle a contacté une ancienne amie qui travaille à la billetterie, et elle lui a demandé avec sa petite voix, tu sais, celle avec laquelle...

Bouli Miro: Oui,oui, et ensuite ?

Daddi Rotondo : Son amie a le coeur sur la main : elle lui a donné deux places pour elle et Jo.

Bouli Miro : A ce moment là, j'étais super content. Parce qu'avec mon père et ma beldoche, ça aurait été un peu nul, alors que là, maman et Jo vont mettre une de ces ambiances ! Ah, ok. Au fait, c'est à quelle heure le concert ?

Daddi Rotondo, regardant sa montre : Ouh la la ! On va être en retard ! Améthyste, tu as finis de te maquiller, ma chérie, on va être en retard !

Améthyste Crappp: Oui, j'arrive !

Daddi Rotondo: On a de la chance, c'est à coté de chez nous, au terrain vague ! Regardez, il y a Jean-Michel et Mary-Jeanne près de la scène, il sont déjà là !

Bouli Miro : Papa, je ne vois pas maman et Jo, où ils sont ? Ah, je les vois, là bas ! Eh, oh ! Mama ! Jo !

Mama Binocla, ignorant Daddy : Ah ! Bonjour mon petit Bouli, ça va ? puis en regardant Daddy Rotondo et Améthyste Crappp Ah, bonjour Daddy, Améthyste.

Jo Moudugenou: Eh, regardez, ça commence !

Bouli Miro : Pourquoi la terre tremble ?

Daddy Rotondo: A ce moment là, un geyser jaillit de sous les pieds de Bouli, et il éjecta mon fils jusque dans l'espace sans même lui laisser le temps de dire "ouf".

Dans l'espace.

Bouli Miro : Il tombait bien ce geyser, car il y a longtemps que je voulais aller dans l'espace pour chercher Petula, mais je ne savais pas comment faire. Tiens, il y a une planète, là-bas. Il faut que j'essaye de l'atteindre.

Sur Terre

Mama Binocla : Si cette astrologue n'était pas venu au concert avec son télescope, je ne saurais pas comment on aurait fait. Tu lui as dis merci, Daddi ?

Daddi Rotondo : Oui, mama. Bouli se dirige vers une planète où il y a des karts qui font la course ! Et il entre dans un bar.

Mama Binocla: Quoi ! Tu lui dis que s'il fume ou s'il boit ne serait-ce qu'une seule goutte d'alcool, je vais le…

Daddi Rotondo : Ouuuuuuui, Mama!

Mama Binocla : Au fait où est Jo ?

Daddi Rotondo : Il est parti nous chercher des verres de vodka avec Améthyste.
Mama Binocla : Ah, d'accord.



Dans l'espace, sur l'étoile du karting.

Bouli Miro : Bonjour, je voudrais une information, s'il vous plaît ?

Paul Emique :Salut, je m'appelle Paul Emique. Avec un coca cola ?

Bouli Miro : Ha Ha, bon je cherche quelqu'un qui se nomme Petula Clark, vous connaissez ?

Paul Emique : Non, mais je connais quelqu'un qui pourrait t'aider.

Bouli Miro : Qui ça ?

Paul Emique : Le Petit Prince, une de mes vielles connaissances.

Bouli Miro : Et où il se trouve, ce petit prince ?

Paul Emique : Echantillon gratuit, mais après il faut payer.

Bouli Miro : Quoi ? Mais je ne demande qu'une information et ...

Paul Emique : Eh ho ! on se calme. Avec moi, il n'y a que deux moyens pour avoir une chose : le premier, payer ; le second, parier.

Bouli Miro : Pour le second, on parie quoi ?

Paul Emique : Le gagnant de la course qui a lieu dans une minute, par exemple.

Bouli Miro : C'est d'accord. Je parie sur le numéro trois car Neil Armstrong est le nom d'un astronaute célèbre de ma planète. Et toi, tu paries sur quel numéro ?

Paul Emique : Sur le deux. Oh ! ça commence.

Paterne Rupenstein: ...Eh nous pouvons voir Sam Dégoute , le coureur n°2, qui a pris un exellent départ, et qui est toujours en tête avec trois tours d'avance sur les autres coureurs, à part le n°3, Neil Armstrong, qui, maintenant que c'est le dernier tour, a réussi à remonter tout son retard et qui le tallone de près. Sam Dégoute est presque champion ! Mais... oh mon dieu, le n°3 réussit à monter jusqu'à sa hauteur, attention, dernière ligne droite, et oui ! Oui, c'est Neil Armstrong qui a réalisé un merveilleux exploit aujourd'hui ! Il a rattrapé trois tours de retard et a su dépasser au dernier moment Sam Dégoute ! Franchement, c'était vraiment une magnifique course...

Bouli Miro : Bon, voilà j'ai gagné, alors où se trouve ton copain ?

Paul Emique : Le Petit Prince habite dans une petite résidence de la planète mécanique et il vend des fusées d'occasion.

Bouli Miro : Merci. Au rev...

Paul Emique : Attends ! Je dois faire réviser ma fusée pas loin, alors viens je t'emmène.

Bouli Miro : D'accord.

Trente minutes plus tard

Boul Miro: Bon, on est bientôt arrivé ? Ca fait une demi-heure qu'on vole !

Paul Emique : C'est bon, tiens, il habite ici. Et ne lui dis pas que je t'ai emmené, car je lui dois un peu d'argent...

Bouli Miro : Oui, d'accord. Bon salut, et encore merci pour tout.

Paul Emique : Il n'y a pas de quoi. Salut.

Avant le petit prince : Texte de Martin B.

Tous les élèves ont dû imaginer des textes autour de la scène, dans Wanted Pétula, entre le petit prince et le personnage de Bouli Miro. Dans un premier temps, il s'agissait d'imaginer un "avant" jusqu'au début du dialogue qui commence par "Dessine-moi un mouton"... J'ai retenu une dizaine de textes. Les élèves devront en choisir deux, qui deviendront le support de leur travail en atelier théâtre. Voici le texte de Martin B.



Faut dire que c’est sympa même si c’est pas le genre d’endroit dans lequel va normalement traîner quelqu’un qui pèse 101 kilos et encore pire, lorsque la dite personne n’a que l’âge tendre de douze ans, sauf qu’il n’est vraiment pas tendre, Bouli... La piscine Pailleron située dans la rue du même nom était le genre d’endroit où Bouli aimait aller. Avant, il n’y allait que pour voir Pétula en maillot de bain deux pièces. Mais maintenant, Pétula n’est plus là.Lorsque la pièce commence, Bouli se change dans les vestiaires (bien sûr dans une grande cabine), sort et retrouve son père Daddi Rotondo et sa belle-mère Améthyste Crappp, tous les deux habillés en vert, blanc et rouge, comme les couleurs de l’Italie ou celles d’un pot-eau-feu (ou d'un pot au feu ?).Mais bien sûr avant de rentrer à la maison, on va plutôt faire un petit tour du côté de la cafet’ de la piscine, pas vrai Bouli...



Ploouuff !!!! Bruits énormes d’éclaboussures.

Bouli : Ça, c’était moi. J’ai sauté dans un des bassins de la piscine. Ça a fait un mini tsunami, du genre à éjecter trois personnes, au moins, de l’eau. Aïe! J’ai mis les pieds dans le plat. Ou plutôt dans l’eau. Ha Ha Ha. ironique évidemment
C’est la dernière fois que j’écoute Améthyste, ma vampire de belle-mère, pour aller à la piscine. J’ai l’impression que mon maillot de bain va exploser et il fait vraiment trop chaud à mon goût.

Voix d'un maître nageur : Nous rappelons aux usagers qu'il est interdit de sauter dans les bassins.

Bouli : On n’a pas le droit de sauter dans l’eau et gna gna gna... pfff ! Qu’est-ce que j’en ai à faire ! Puisque, de toute façon c’est la dernière fois que j’y vais, moi, à la piscine. La boule rouge à côté de moi doit bien peser mon poids. Tiens en parlant de ça, et en regardant le petit vendeur de frites, ça me donne une faim de loup.
Ce serait vachement plus marrant si Pétula était avec moi.
N’empêche que je maintiens toujours ma théorie selon laquelle Pétula serait dans l’espace.

Chez Améthyste qui est appelée par une de ses amies, Dracullette, autre comédienne spécialisée dans les rôles de Vampire.

Améthyste : Allô ?
Dracullette : Allô ? Améthyste ?
Améthyste : Oui c’est moi, Draculette.
Dracullettte : Je ne te dérange pas ?
Améthyste : Non, non.
Dracullette : Tu es vraiment sûre ?
Améthyste : OUI !!
Dracullette : Wow du calme… Respire ! Sens le parfum des fleurs, si tu en as.
Améthyste : Oui j’en ai. Mais je te dis qu' une vampire hippie, ça le fait pas trop.
Dracullette : Bon okay. Tu viens toujours au sabbat de demain ?
Améthyste : Bah oui.
Dracullette : Quand même Améthyste, faut te calmer sur les groupes sanguins O.
Améthyste : Je sais mais je dois te laisser ; mon beau-fils va rentrer de la piscine.
Dracullette : Bon bah je te laisse salut.
Améthyste : Salut.

A la piscine
Bouli : Vous ne me croirez jamais mais il y a Dumbo l’éléphant qui traverse la vitre de la piscine.

Dzziiiiiiiinggggg !!!! Dumbo l’éléphant entre dans la piscine par voie aérienne.

Bouli : Dumbo !!

Ploouuff !! Bruit de Dumbo qui tombe dans l’eau

Bouli : Mon alias animalier ! Super !
Dumbo : La vache ! L’eau est vraiment chaude !
Bouli : D’où tu viens ?
Dumbo : Bah du ciel. Pfff... t’es bête !
Bouli : Mais qu’est ce que tu faisais dans le ciel ?
Dumbo : La routine.
Bouli : C’est quoi la routine pour toi ?
Dumbo imitant une voix de publicité : Si vous vous voulez un autographe monsieur, allez voir mon agent publicitaire et il vous fixera un rendez-vous. Quelle question! Je transporte des passagers de l’Espace à la Terre.
Bouli : Sérieusement?
Dumbo : Ouaip.
Bouli les yeux démontrant qu’il est anxieux de la réponse : Est-ce que tu aurais transporté une personne dont le nom de famille est Clark ?
Dumbo qui sort une sorte de registre : Clark. Pétula Clark. Comme les ordinateurs ? PC ?
Bouli : C’est ça !
Dumbo : Et c’est pourquoi?
Bouli : Occupe-toi de tes oignons.
Dumbo : Combien de portions, Monsieur, frits ou crus ?
Bouli : Hum pffffouuuuu.
Dumbo : OK, je l’ai conduite sur la planète du Petit Prince qui doit d’ailleurs, lui, y rester pour l’éternité.
Bouli : Et, il y a d’autres personnes qui font le trajet Espace Terre ?
Dumbo : Des dragons.
Bouli : J’ai le sentiment d’avoir une fanfare dans la tête.
Dumbo : Pourquoi ?
Bouli : Non mais tu te rends compte ! Tu m’apprends que Pétula est en vie et que tu peux me transporter auprès d’elle !
Dumbo : Minute. C’est pas gratuit.
Bouli : C’est quoi cette arnaque ?
Dumbo : Bon OK mon carburant est un peu spécial, mais indispensable pour le trajet. Quoique j’ai fait le plein il y a pas longtemps.
Bouli : Ça me coûterait combien au final ?
Dumbo: Ton poids en frite.
Bouli : Je rêve ! Mon poids en frite !! T’as pas les yeux plus gros que le ventre ?
101 Kilos de frites…
Dumbo : 101 Kilos ? C’est mon poids ! Allez : pour ça je t’emmène gratis.
Bouli : Super ! »

Dans les airs
Bouli : Non mais. Tu vas vraiment trop lentement ! La prochaine fois, je prends l’avion et je te mets dans la soute à bagages. Ça fait des heures. Regarde ! C’est les Pyramides du plateau de Khéops. T’as vu la population de malade ?
Dumbo : Ouaip.


Dans l’espace.
Bouli : Enfin l’espace !
Dumbo : Désolé Bouli mais j’ai un rendez-vous qui dure une petite demi-heure, ça te dérange pas ?
Bouli : Non, mais est-ce-que je peux t’accompagner ?
Dumbo : Allez-viens.

Devant une petite comète sur laquelle il y a une maison.
Bouli : J’espère qu’il n’est plus très loin ton rendez-vous.
Dumbo : Non il est juste là.
Bouli : Super.
Dumbo : C’est un rendez-vous pour les gens qui ont des grandes oreilles. D’ailleurs voilà le Prince Charles. Et là, c’est une délégation des Elfes du Seigneur des Anneaux qui arrive, dont Legolas.

Prince Charles : Come in, my friends. Hello legolas ! Hi Galadriel !
Legolas : Dépêchons-nous ! Il faut que j’aille aider le Porteur de l’Anneau.
Dumbo : Tais-toi Legolas .
Galadriel : Sa mission est plus importante que la tienne, conducteur de taxi.
Dumbo : Je ne conduis pas de taxi, je suis le taxi.

Un personnage entre.
Charles de Gaulle : Salut la compagnie ! Je suis Charles de Gaulle ! Comment va votre révolution ?
Legolas : Salut Charles de Gaulle ! Bien mais il faudrait que ça aille plus vite.
Dumbo : C’est vrai.
Prince Charles : Monkay personne ! I am gentil ! Prenez-ça et ça !! »
Des objets commencent à voler dans toute la pièce.
Legolas : Pour les Elfes !
Charles de Gaulles : Allez la France !!
Dumbo : Viens Bouli on s’en va.

Dehors.

Bouli : C’est des fous tes amis.
Dumbo : Ouaip.
Bouli : C'est qui là bas sur la petite planète ?
Dumbo : Un gars bizarre aussi. Si tu veux, je t'y dépose et je te reprends après ; tu pourras faire sa connaissance. Je crois qu'il connaît la fille que tu cherches, PC... Moi, j'ai une autre course à faire.

Dans l'espace, sur la planète du petit prince.

Avant le petit prince : Texte de Fatoumata D.

Tous les élèves ont dû imaginer des textes autour de la scène, dans Wanted Pétula, entre le petit prince et le personnage de Bouli Miro. Dans un premier temps, il s'agissait d'imaginer un "avant" jusqu'au début du dialogue qui commence par "Dessine-moi un mouton"...
J'ai retenu une dizaine de textes. Les élèves devront en choisir deux, qui deviendront le support de leur travail en atelier théâtre. Voici le texte de Fatoumata D.

Bouli : Je me trouve dans un endroit qui se nomme « Le Parc André Citroën ».
Je suis avec Améthyste, Daddi, Jo et Mama. Jo, s’amuse à jouer avec les
jets d’eaux, Améthyste elle, admire la flore. Daddi regarde cette grande
Montgolfière qui se trouve dans ce magnifique parc. Mama, suit de ses
grandes lunettes rondes, le train qui se déplace. Et moi, je les observe tous
Ils sont tous heureux, mais moi le suis-je seulement ?
Petula, où est Petula ? Je ne le sais pas. Elle est peut être dans l’espace ; car
elle aime ce qui est calme. Elle peut aussi être autre part dans le monde car elle
aime découvrir de nouvelles choses ou de nouvelles personnes (ce qu'au fond je n’espère pas, surtout si ce sont des comme moi, c'est-à-dire des garçons). Je ne suis donc pas heureux. Ce qui me rendrait fou de joie, ça serait la présence de Petula. Mais comment vais-je la retrouver ?

Jo : Hey Bouli ! Viens !
Bouli : J’arrive, Jo.
Jo : Regarde ces jets d’eaux ! N’est ce pas amusant ?
Bouli : Oui, pour toi, je vois que ça te plait, mais pas moi.
Jo : Mais pourquoi ça ?
Bouli : Parce que rien ne me plaît en ce moment, rien d’autre que….
Jo : Rien d’autre que quoi ? Qu'est-ce qui te plaît ?
Bouli : Rien d’autre que Petula, juste sa présence me plairait.
Jo : Mais où elle est Petula ?
Bouli : C’est bien là le problème, je n’en sais rien : elle est partie.
Jo : Partie, mais pourquoi ?
Bouli : Je n’en sais rien, peut être à cause de ce qu’elle ressentait, de ses sentiments.
Jo : De quels sentiments ?
Bouli : Laisse, tu ne comprendras pas !

A ce moment là, Daddi s'approche.

Daddy : Mais qu’est ce que tu as fait à mon fils ? Il est tout pâle !
Jo : je ne lui ai rien fait, moi.
Daddi : Et alors ? Moi je me soucie de ma famille, je ne pense pas qu’à jouer.
Jo : Tu te payes ma tête ou quoi ? Tu te soucies de ta famille, toi ?
Daddi : Bien sûr!
Jo : Pourquoi as-tu laissé ta femme alors, et pourquoi as-tu laissé ton fils devenir
un si énorme ballon de foot ?
Daddi : Ce ne sont pas tes problèmes, moi au moins j’ai fait un gosse.
Jo : J’en aurai carrément plus que toi et je ne les engraisserai pas, moi.

Pendant que Daddy course Jo, et que Bouli réfléchit, Améthyste et Mama arrivent :


Améthyste : Qu’il est beau ce parc, qu’elles sont jolies, ces fleurs !
Mama, en regardant Améthyste : Plus belle que certaines fleurs, je trouve !
Améthyste : De quelles fleurs parles-tu ?
Mama, faussement : Eh bien celles qui sont plantées au sol.
Améthyste, à Daddy : Chéri laisse donc ce pauvre Jo !
Daddi : Mon cœur, montre lui que nous deux, c’est pour l’éternité.
Améthyste : Mais comment veux tu que je fasse ceci ?
Daddi : Simplement en disant « nous deux c’est pour l’éternité >>.
Améthyste : Nous deux, c’est pour l’éternité.
Mama, folle de rage : Tu es folle tu ne vas quand même pas me prendre le deuxième !
Daddi : Mais voyons Mama, je ne savais pas qu’en plus de ta myopie tu étais sourde, elle ne parlait pas de Jo mais de moi.

Mama, génée part vers la Montgolfière.

Jo, en essayant de la rattraper : Chéri, attends- moi, il n’était pas sérieux, tu n’es pas sourde !
Bouli : Dis Daddi, avec la montgolfière puis-je aller haut, très haut ?
Daddi : Bien sûr mon petit Bouli, mais pourquoi cette question ?
Bouli : Parce que je veux aller haut, très haut pour…
Daddi, lui coupant la parole : Aller très haut ? Mais où très haut ? Quand même pas dans l’espace ?
Bouli : Si, c’est mon intention, d’aller dans l’espace avec la montgolfière.
Daddi : Mais c’est impossible !
Bouli : Mais pourquoi, tu m’as dit qu’elle pouvait aller haut, très haut.
Daddi : Oui mais pas si elle est attachée.
Bouli : Et si elle ne l’était pas ?
Daddi : Cela se pourrait dans ce cas là, je crois.
Bouli : Merci Daddi, je ne te remercierai jamais assez pour tes renseignements.
Daddi : Mais dis moi mon petit Bouli, pourquoi veux-tu aller dans l’espace ?
Bouli : Pour retrouver Petula…
Daddy : Mais Bouli on en a déjà parlé, je t’ai dit qu’elle reviendrait ; tu n’as pas
besoin d’aller la chercher.
Bouli : Bien-sûr que si ! J’ai besoin de savoir si je ….
Daddi : Si quoi ?
Bouli : Si je l’aime...
Daddi : Si tu l’aimes, mais pourquoi veux tu le savoir d’une autre manière ? Tu ne sais pas si tu l’aimes là ?
Bouli : Si je le sais, mais je n’en suis pas si sûr.
Daddi : D’accord, alors je t’aiderai à la retrouver.

Bouli : Améthyste et Mama nous avaient rejoint. Jo, pour la calmer, disait à Mama qu’il n’avait pas le cœur sur la main quand il s’agissait d’amour... J’ai bien fait quand je lui ai dit qu’il ne comprendrait pas de quels sentiments je parlais. Daddi m’a aidé à détacher les cordes, Mama n’arrêtait pas de pleurer en disant que maintenant c’était son fils qu’elle perdait, le premier était mon père. J’entrais dans la montgolfière, Daddy me dit de faire attention et Mama me dit de revenir vite, je promis. La montgolfière montait. Je volais depuis quelques heures et je pensais aux retrouvailles avec Petula si jamais je la retrouvais dans l’espace. Je lui dirais alors à qu’elle point je l’aime, ma cousine Petula. Je lui dirais aussi que je ne regrette pas d’avoir fait ce long voyage. Car si elle est partie à cause des sentiments qu’elle ressent ou pas pour moi, moi je saurais ce que j’ai au fond, parce que je l’aime c’est pour ça que je vais à sa recherche.
De loin je vois un petit garçon sur une planète, je me rapproche de plus en plus. Et je vois qu’il est habillé en blanc et qu’il porte une sorte de chapeau. Je pose ma montgolfière.

Avant le petit prince : Texte de Emilie T.

Tous les élèves ont dû imaginer des textes autour de la scène, dans Wanted Petula, entre le petit prince et le personnage de Bouli Miro. Dans un premier temps, il s'agissait d'imaginer un "avant" jusqu'au début du dialogue qui commence par "Dessine-moi un mouton"...
J'ai retenu une dizaine de textes. Les élèves devront en choisir deux, qui deviendront le support de leur travail en atelier théâtre. Voici le texte d'Emilie T.


A Châtelet-Les Halles.


IL faut bien avouer que c'est bruyant ; on se demande si les gens ne connaissent que cet endroit dans Paris, parce que quand même, tout ce monde...
Et puis partout des magasins où on voit un monde fou, des filles, des garçons...
Petites cabines d'essayage, petits escalators, petits magasins et tout cela à Chatelet-Les Halles...
Ce n'est pas facile de se retrouver au milieu de cette foule mais on a vu pire, à la veille des fêtes.
Apparaissent Bouli, Améthyste Crapp et Daddi Rotondo qui semblent habillés comme s'ils étaient en vacances : Améthyste en robe à petits pois noire, Daddi en short rouge et polo noir, et Bouli en jean bleu et tee-shirt noir à rayures roses. Chacun entre et sort de divers magasins...


Bouli : Je trouve cet endroit un peu bruyant mais magnifique. Il y a plein de magasins sympas mais en même temps, j'ai envie de fondre en larmes. Bien sûr je ne peux pas : je maigrirais trop et Petula ne me reconnaitrait pas, bref, j'ai envie de pleurer car Petula n'est pas à mes côtés. Il faut l'avouer : elle me manque ma petula, je serais prêt à tout pour la rejoindre tout là-haut, dans l'espace. Tiens, ma belle mère Améthyste est là.
Améthyste, est-ce que tu aimes cet endroit ? Ce paysage, les magasins à perte de vue, ce ciel bleu, dommage il manque la mer.

Améthyste : Mais quel endroit mon petit Bouli ?

Bouli : cet endroit là ! Chatêlet-les Halles, les magasins et tout.

Améthyste : Mais Bouli bien sûr que je l'adore, il y a plein de magasins, surtout pour les femmes. Mais dis-moi Bouli où est mon Daddi ? Je suis sûre qu'il a voulu prendre ses jambes à son cou comme d'habitude pour aller dans un de ces magasins de sport débile.

Bouli : Améthyste Daddi ne peut pas prendre ses jambes à son cou, il est pas assez souple, notre Daddi.

Améthyste: Bouli mais c'est une expression, mon petit.

Bouli : Ah d'accord ! il s'éloigne

Daddi Rotondo : Me voici, me voilà !!

Améthyste sur un ton enervé : Où étais-tu passé ? Arrggh tu m'agaces, Daddi !

Daddi Rotondo : Tu n'es pas dans ton assiette aujourd'hui, ma pauvre Améthyste. Je suis parti voir un peu les magasins qu'il y a ici.

Grognements d'Améthyste

Améthyste : Mais comment peux-tu te permettre de disparaitre pendant une heure ! Et tu veux que je me sente bien ?

Nouveaux grognements d'Améthyste.

Daddi Rotondo : voyons Améthyste, ne t'énerve pas. Je t'ai déjà raconté que quand j'étais petit, je voulais faire du trampoline, mais mes parents eux ne voulaient pas. Alors regarde ce que j'ai acheté !

Améthyste : Un trampoline ! Daddi ! Tu vas pouvoir en faire maintenant !

Daddi Rotondo : Oui, Améthyste mais je ne t'ai pas dit la meilleure...

Améthyste : Tu me l'as pas dit, mais raconte mon... retour de Bouli

Bouli : Daddi ! Tu es revenu ! Mais où étais-tu passé ?

Améthyste : Ne me coupe plus jamais la parole, Bouli, tu as compris ?

Bouli : Oui.

Améthyste : Reprenons Daddy. Je n'ai pas que ça à faire moi.

Daddi Rotondo : Oui, je disais donc un homme est venu à ma rencontre à la sortie du magasin.

Bouli : Comment il s'appelle ce magasin Daddi ?

Daddi Rotondo : Go sport, Bouli, Go sport. Il se trouve au troisième étage je crois.

Améthyste : Mais finis ton histoire Daddi !

Daddi Rotondo : Bon, il vient à ma rencontre en sortant du magasin et là il me demande "vous auriez une petite pièce monsieur" et je lui reponds "pour faire quoi" et il ajoute "je suis un SDF et tous les jours j'essaye de manger avec l'argent que me donnent les passants"... Eh bien, je lui ai donné un euro, à ce monsieur.

Améthyste : Que c'est gentil, Daddi ! Tu as la main sur le coeur toi, mon Daddi !

Bouli : Améthyste, on dit « tu as le coeur sur la main ».

Améthyste : Bouli, ce n'est pas le coeur qui est sur la main, mais la main qui est sur le coeur !

Bouli : Oui Améthyste... C'est ça !

Dadd Rotondo : En tous cas, je suis fier de moi. Bouli, tu veux essayer le trampoline ?

Bouli : Je veux bien Daddy.

Améthyste : Ne commencez pas sans moi ! J'en ai pour deux minutes dans ce magasin...

Daddi Rotondo : D'accord, on t'attend.

Améthyste rentre dans un magasin

Améthyste : Qu'il est beau ce petit pull, ce serait parfait pour Bouli, je le prends en vert.

Une vendeuse : Je peux vous renseigner madame ?

Améthyste : Me renseigner ? pour quoi faire ?

Une vendeuse : D'accord, je vous laisse faire votre choix.

Améthyste : Oui, ce serait préférable, ma chère. Oh, mais quelle jolie chemise rose ! Parfait pour Daddi, il va être très content. Ouah!! Que vois-je ? Une robe couleur bleu- clair, dos nu, et le col échancré... Allez, je la prends.

Améthyste va à la caisse pour payer ses achats. Aussitôt après, elle retrouve Daddi et Bouli.

Daddi Rotondo : Te voilà !

Bouli : Améthyste qu' as tu acheté de beau ?

Améthyste : Bouli, pour toi !

Bouli : Merci Améthyste c'est.... très joli !

Améthyste : voilà, pour toi Daddi. Ca te plaît ?

Daddy Rotondo : Merci c'est.... très rose. c'est joli, merci Améthyste chérie !

Bouli: Comme d'habitude Daddy et Améthyste se font des baisers fous parmi la foule, et pour être fou, c'est fou, inexplicable je dirais.

Daddi Rotondo : Bouli, on fait du trampoline ou pas ?

Bouli : Daddi, mais il y a trop de monde ici !

Daddi Rotondo : Tu as raison ! Allons dans cette impasse déserte...

La petite famille va dans une impasse non loin de là.

Bouli : Daddy ! Mets le trampoline par terre pour que je puisse en faire.

Daddi Rotondo : Oui, attends Bouli ! Le temps que je l'installe !

Améthyste : Bouli, mets le pull que j'ai acheté pour toi, il commence à faire froid.

Bouli : ...

Daddy Rotondo : Mets le.

Bouli : D'accord.

Bouli enfile le pull, monte sur le trampoline et saute de plus en plus haut.

Bouli : Et là, je ferme les yeux, je saute, saute encore plus haut. Je me sens de plus en plus léger et soudain je me sens carrément flotter dans les airs. Ca fait une drôle de sensation puis j'ouvre les yeux, je pousse un cri strident, un cri de fille quoi. Je suis dans l'espace !

Sur terre

Améthyste : Où est-il passé ?

Daddi Rotondo : , Bouli, mon Bouli, réponds à ton vieux père ! Mais où est-il passé ? Binocla va me tuer, c'est clair.

Dans l'espace.

Bouli : Je suis dans l'espace ! Je vais enfin avoir une chance de retrouver Petula. Ouah le rêve !

Sur terre, Daddi prend son téléphone et appelle Mama Binocla.

Daddi Rotondo : ... Mama Binocla, c'est toi ?

Mama Binocla : Oui, c'est moi, Daddi ! Que veux-tu ? Bouli va bien ?

Daddi Rotondo : Oui, il va bien très bien même !

Mama Binocla : D'accord, il est à côté de toi, là ?

Daddi Rotondo : Euh... pas exactement.

Mama Binocla : Comment ça, pas exactement ? Qu'as-tu fait de mon fils ?

Daddi Rotondo : ...Il est parti faire un tour...

Mama Binocla : Où ça ?

Daddi Rotondo : .... Dans l'espace.

Mama Binocla : C'est quoi, un cinéma ?

Daddi Rotondo : Non, c'est... tu vois... l'espace, les planètes, les étoiles, la lune,enfin voilà quoi... tu comprends ?

Mama Binocla : Quoi ? Mais ce n'est pas possible ! Daddi, daddi ! tu es là ? Mais comment est-il arrivé là-haut, Daddi ?

Daddi Rotondo : ....Il sautait sur le trampoline que j'ai acheté et il a disparu, volatilisé, dans l'espace, quoi !

Mama Binocla : Ahhhhh ! Je vais tomber dans les pommes ! Mais pourquoi ? Il est trop jeune mon Bouli pour aller dans l'espace ! Mon Dieu !

Daddi Rotondo : Voyons, tu ne peux pas tomber dans les pommes ! Tu n'a même pas de pommier chez toi ! Et puis, ce n'est pas comme s'il était mort, Mama !

Mama Binocla : Daddi ! Mais comment va-t-il faire tout seul dans l'espace ? Dans l'espace !

Daddi Rotondo : Y aura les petits hommes verts avec lui, ah ah ah ah ah ah ah !

Mama Binocla : Tu trouves ça drôle peut-être ? Moi non ! J'enrage !

Daddi Rotondo : Excuse-moi Mama ! - à part Ce n'est pas le moment de rigoler.

Dans l'espace.

Bouli : Je rêve, je vais retrouver Petula ! Le rêve ! Oh, mais il y a une silhouette là bas, je vais aller voir... Peut-être que c'est Petula. Espérons !

Avant le petit prince : Texte de Clément J.

Tous les élèves ont dû imaginer des textes autour de la scène, dans Wanted Pétula, entre le petit prince et le personnage de Bouli Miro. Dans un premier temps, il s'agissait d'imaginer un "avant" jusqu'au début du dialogue qui commence par "Dessine-moi un mouton"...
J'ai retenu une dizaine de textes. Les élèves devront en choisir deux, qui deviendront le support de leur travail en atelier théâtre. Voici le texte de
Clément J.

Bouli : Il fait chaud sur le terrain de tennis, c’est la fête car tout le monde est rassemblé : Mama, Jo, Daddi, Améthyste. Je suis joyeux mais en même temps je m’ennuie. Sûrement à cause du départ de Pétula, j’ignore encore pourquoi elle fait sa grève des humains et comment on peut aimer quelqu’un sans le voir ! Je suis décidé, je vais la chercher et s’il faut j’irai au bout du monde pour la trouver !

Daddi : Heho Bouli ? Tu es là ? Viens jouer.
Jo : Alors Daddi, il fait quoi Bouli ? Il ne vient pas ?
Daddi : Non, il ne veut pas !
Jo : En attendant celle là, je te la mets!
Mama : Tu triches, Jo tu joues avec les mains.
Jo : Et alors ? On gagne quand même !
Améthyste : Allez Daddi on va leur mettre une raclée !
Daddi : Ouais, et après on fait une pause. Ok tout le monde ?
Jo : Je suis pas contre.

Quelques échanges plus tard, tout le monde s’arrête pour la pause.

Daddi : Bouli, on fait une petite pause et après tu es obligé de jouer !
Bouli : Ok Daddi.
Bouli : Je pense à Petula et au moyen d’ aller la chercher ? Si déjà je savais où elle est !
Jo : Qui vient avec moi ?
Mama : Moi je laisse ma place à Bouli .
Daddi : Moi je me mets avec Jo . Comme ça, on fait Homme contre femme.
Bouli : Très drôle Daddi.
Améthyste : Allez tout le monde est en place ? C’est parti !

Après deux ou trois échange.

Bouli : Améthyste, celle- là est pour moi !
Daddi : Prend ça Bouli .
En faisant le malin, Bouli tombe par terre.
Améthyste et Jo : Ha ha ha ha !
Bouli, à Daddi : Prends ça toi-même, tiens !
Daddi : Allez un peu de sérieux !
Bouli : Mais bien-sûr !
Jo : Elle est pour toi Bouli !
Bouli : J’ai j’ai ! Et j’ai renvoyé la balle avec une force telle qu'elle a rebondi sur le filet, est revenue sur moi et m’a emporté !
Mama : Bouliiiii !
Jo, Daddi et Améthyste : Boulii !!!
Bouli : Je les vois qui deviennent tout petits et je monte, monte, je passe des nuages et puis c’est le noir total. Je suis dans l’espace ! Je flotte, je vois une planète qui se rapproche si vite que j’ai à peine le temps de me retourner et que je m’écrase. A vrai dire le choc n’est pas agréable et j’ai si mal que je ne peux plus me relever. Mais je suis dans l’espace et c’est l’occasion de trouver Pétula si elle y est !

mardi 17 novembre 2009

Wanted Petula : réécriture de la didascalie initiale

En lien avec un travail en Arts plastiques, les élèves avaient pour consigne de réécrire la didascalie initiale de Wanted Pétula en transposant l'action dans leur lieu parisien préféré, tout en pastichant le style de Fabrice MELQUIOT. Voici quelques uns de leurs textes. D'autres suivront...

A l’arc de triomphe, à huit heures du soir.
Il faut bien avouer que c’est merveilleux et on se demande si c’est des hommes ou des dieux qui l’ont construit tellement c’est majestueux ! Un grand parallélépipède troué d'un arc de cercle tout aussi spectaculaire car quand on passe par en dessous on peut voir des dessins et des gravures. Le tout au milieu d'un grand rond-point et au bout d'une grande allée dite des "Champs Élysée".
Mais c’est un peu débile comme construction : pourquoi construire un bâtiment aussi grand pour une victoire à la noix ? En tout cas, j’aimerais bien qu’on m’en construise un à chaque anniversaires. La vache ! je s'rais le mec le plus important de France ! Et puis cette tombe en dessous de l'Arc de Triomphe pour le « soldat inconnu »... Pourquoi y aurait un hommage du président en personne pour quelqu'un qu'on connait même pas ? Y en a pourtant plein qui se sont battus à la guerre et on les a oubliés aussi... Apparaît Bouli Miro, si impressionné par la grandeur des lieux et leur magnificence qu'il a failli se faire renverser par une voiture. Sa tête est à mourir de rire. Bah oui ! Il est tellement émerveillé que ses yeux ressemblent à des balles de tennis ! Mort de rire ! Il trébuche plusieurs fois, se pince en se demandant si c'est réel ou si c'est un rêve. Hé bin, faut dire qu'avec sa tête, il a pas l'air très malin le Bouli !



A la piscine Pailleron.
Faut dire que c’est sympa même si c’est pas le genre d’endroit dans lequel va normalement traîner quelqu’un qui pèse 101 kilos et encore pire, lorsque la dite personne n’a que l’âge tendre de douze ans, sauf qu’il n’est vraiment pas tendre, Bouli... La piscine Pailleron située dans la rue du même nom était le genre d’endroit où Bouli aimait aller. Avant, il n’y allait que pour voir Pétula en maillot de bain deux pièces. Mais maintenant, Pétula n’est plus là.Lorsque la pièce commence, Bouli se change dans les vestiaires (bien sûr dans une grande cabine), sort et retrouve son père Daddi Rotondo et sa belle-mère Améthyste Crappp, tous les deux habillés en vert, blanc et rouge, comme les couleurs de l’Italie ou celles d’un pot-eau-feu (ou d'un pot au feu ?).Mais bien sûr avant de rentrer à la maison, on va plutôt faire un petit tour du côté de la cafet’ de la piscine, pas vrai Bouli...
Martin B.



Devant le centre Pompidou.
Ce bloc, on dirait une gigantesque piscine encerclée d’énormes toboggans multicolores.Rouge, bleus, jaunes et verts. Ils sont fous, ces architectes !Et puis d’énormes vitres : pour les laver il faudrait carrément des essuie-glaces. Sur la place un grand pot, de grands tuyaux et une grande agitation. Ça grouille de personnes. Des musiciens, des peintres, des gens assis, debout, des gens partout ! Il est quinze heures et le soleil brille. Bouli Miro apparaît, habillé d’un short bleu à carreaux, d’une chemisette hawaïenne, de lunettes, de tongs orange et sur la tête, un chapeau de paille .On dirait qu’il va bronzer à la plage. Mais une chose cloche : il tient un bouquet de roses, rose pétant.
William B.



Sur la grande pelouse des Buttes Chaumont, qui a d’ailleurs été refaite la semaine dernière et qui est maintenant toute verdoyante, il règne une atmosphère calme, il n’y a pas un chat ; c’est assez… flippant. Enfin faut dire à six heures du matin… On aperçoit un cyclistequi passe en haut, sur le chemin. La pente est raide, pas idéal pour une pelouse de jeux en plein air mais pour un pique-nique, pourquoi pas ?Le soleil éclaire l’herbe, les dernières gouttes de rosée s’évaporent. Et Bouli Miro apparaît ; il est encore assez loin mais il est reconnaissable même à cette distance… Il se rapproche, il fait son footing matinal au bord du lac, Bouli, en survêtement et en basket. Mais il tient quelque chose à la main : une barbe à papa, à 6 h du matin…
Ariel C.



Au cinéma, quai de Loire.
Il faut dire que c'est très illuminé, surtout la nuit où on voit les reflets des néons sur l' eau ; on se demande si un peintre n'est pas venu tout dessiner, parce que franchement, toutes ces lumières et leurs reflets. Tout autour, des gens, ˆ n'importe quelle heure. Comme si un aimant les attirait, bizarre.Nouvelles salles, nouveaux néons, nouveaux films, et tout est coloré. On se croirait dans un film de science-fiction.Mais voilà Bouli Miro, habillé sur son 31. Mais bon, il attend quelqu'un qu' il doit bien aimer vu comment il s'est habillé, sûrement Petula ; si c'est elle, c'est normal.
Léo J.



Dans l'appartement de Bouli
Il faut bien avouer que c'est un lieu où l'on peut beaucoup s'amuser. C'est un appartement situé au sixième étage d'un immeuble qui est calme et reposant, bien qu'on entende le bruit des voitures en ouvrant la porte-fenêtre. De cette porte-fenêtre, on peut passer à un petit balcon, d'où l'on peut voir la Tour-Eiffel, qui brille, au loin, dans les nuits les plus sombres, et les immeubles d'en face. Sur ce balcon, il y a aussi une fenêtre qui donne sur la cuisine, ce lieu où Daddy Rotondo et Améthyste Crappp font la cuisine. Il y a aussi un étage, où la chambre de Bouli est située. C'est un lieu sombre, quand il n'y a pas de lumière, mais lorsque l'on allume les lampes, ça s'illumine. En parlant de Bouli, le voilà qui est là, dans sa chambre et ses pensées.


Massinissa K.



Devant le restaurant de la Tour Eiffel.
Ça à l’air très strict, comme si c’était le restaurant du Premier Ministre ; à croire que c’est hyper propre juste parce que c’est le restaurant du monument le plus célèbre au monde. Pas une seule poussière par terre ni aucune tâche, rien. Les seules couleurs du restaurant sont rouge pour les fauteuils et marron pour le reste, avec un peu de blanc à quelques endroits. Pas très cool. Les serveurs n’ont aucun pli sur leur tablier, ils se tiennent droits comme s’ils avaient tous envie d’aller aux toilettes. La seule chose qui les rend aimables, c’est leur sourire (peut-être fait exprès, on ne sait pas). Mis à part toute cette rigueur et ce soin, cet endroit est plutôt sympa : ces touristes excités qui parlent tellement vite et fort qu’on ne peut distinguer qui vient d’où, et ces clients qui ont l’air à l’aise et contents de manger. Cela donne une ambiance chaleureuse et conviviale. Apparaît devant le restaurant un serveur en tablier, qui s'approche de Daddi Rotondo et Améthyste Crappp, tous deux sur leur 31. Bouli, lui, a préféré garder ses habits où il se sent à l’aise : ses bonnes vieilles baskets, son Tee-Shirt et son jean troué au niveau des genoux. Assez bon début de soirée, si on laisse de côté le look négligé de Bouli par rapport à ce restaurant cinq étoiles.
Sirine S.




Dans un restaurant turc où est assis Bouli Miro.
Ici, Bouli Miro se sent comme chez lui ; les gens lui réservent un accueil chaleureux ; normal avec ses 101 kilos, c’est leur meilleur client. Tous les jeudis, Bouli Miro s’y pointe pour entretenir son physique d’athlète, pour cela il mange un doner ketchup, salade, tomate, sauce blanche avec un coca et une barquette de frites en rabe. C’est le pied ici !! C’est pour ça que le resto s’appelle « Le Délice des Amours ». En parlant d’amour, il adore l’odeur des frites, enfin plutôt l’odeur de l’huile aux frites ; les cannettes qui « pschitt », la viande qui rôtit lentement et son ami Homer avec qui il mange. C’est pas le paradis ici mais pour lui, ça s’en approche beaucoup. Petit fast food certes mais grand restaurant gastronomique, grand place joyeuse, grande ambiance et grande télé. Ce qui l’amuse avec cette télé, c’est que les gens parlent, chantent, dansent turc… Il ne comprend strictement rien mais il a l’impression d’être à l’étranger. Bouli vient de finir son copieux repas et pour terminer il prend des pâtisseries orientales pour faciliter sa digestion. Eh oui ! Bouli Miro est un gros gourmand.
Léon S.



Devant la Tour Eiffel.
Il faut bien avouer qu’en été, on se demande s’il y a une différence de température au soleil ou à l’ombre, parce que quand même, avec se soleil qui tape…Et puis partout ce monde, dans la Tour Eiffel ou même devant. Pourquoi justement aujourd’hui ?L’herbe, la Tour Eiffel, le front de Bouli et les aisselles de Daddi, tout est chaud. C’est pas la canicule, mais on a vu plus froid comme journée.Bouli Miro et Daddi Rotondo sont habillés comme s’ils allaient à une fête : l’un en violet ultraviolet et l’autre dans un vert ultravert.
Tom V.